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Séminaire hebdomadaire UGSF - Matthieu COLPAERT - 16 novembre 2018 - C9 - Salle André Verbert

SÉMINAIRE HEBDOMADAIRE DE L’UGSF

"La voie TreS/Mak/GlgE : une voie alternative de la synthèse du glycogène chez les bactéries pathogènes : Waddlia chondrophila et Estrella lausannensis"

Animé par : Matthieu COLPAERT, 2ème année de Thèse, sous la direction de Pr COLLEONI Christophe de l’UMR 8576 - Université de Lille
Equipe : "Génétique microbienne", Steven BALL

Résumé :

Les Chlamydiales sont des bactéries pathogènes intracellulaires obligatoires appartenant au phylum très ancien des PVC (Planctomycètes, Verrucomicrobia, Chlamydiae). L’ordre des chlamydiales contient aujourd’hui, plusieurs familles, dont les Chlamydiaceae responsables de pathologies chez l’Homme (e.g. Chlamydiose) et les Waddliaceae comportant des chlamydiales pathogènes des amibes dites « chlamydiales environnementales » telles que Estrella lausannensis et Waddlia chondrophila. Les chlamydiales se distinguent par un cycle de vie biphasique comprenant une forme métaboliquement active à l’intérieure de la cellule hôte et une forme extracellulaire infectieuse appelée respectivement corps réticulé (RB) et corps élémentaire (CE). La transition entre ces deux états physiologiques, RB vers CE, s’accompagne d’une accumulation de polysaccharide de réserve, glycogène, indispensable à la virulence des chlamydiales. Précédemment, nous avons montré que les chlamydiales détournent les réserves carbonées de la cellule infectée en sécrétant les enzymes du métabolisme du glycogène par le système de sécrétion de type III. Une étude détaillée de cette voie métabolique chez les chlamydiales, et particulièrement chez E. lausannensis et W. chondrophila, nous a permis de mettre en lumière l’existence d’une voie originale et alternative de la synthèse de glycogène qui reposerait sur l’utilisation de maltose-1-phosphate et non sur l’utilisation d’un nucléotide-sucre. Cette voie alternative nommée GlgE est distribuée chez un nombre restreint de bactéries telles les mycobactéries, les corynébactéries et les cyanobactéries. Un des objectifs de ma thèse est de valider cette voie alternative observée chez ces chlamydiales environnementales.

Le vendredi 16 novembre 2018 à 11h00 au C9 - Salle André Verbert